LA BIODIVERSITE
Plus de onze mille espèces de végétaux et d'animaux sont menacées d'extinction à brève échéance et le nombre des espèces en voie de disparition a augmenté de 40% entre 1996 et 2004. Les écosystèmes et les grands cycles biologiques, comme celui de l'eau, sont profondément altérés et menacent ainsi la capacité de survie de l'Homme. Mais des pistes pour agir existent…
De quoi parle t'on ?
- les écosystèmes et les milieux naturels (marin, aquatique, montagne…), qui jouent un rôle majeur dans la régulation des grands cycles (eau, sols, air…),
- l'ensemble des espèces vivantes animales et végétales et leur adaptation aux différents milieux,
- la variabilité génétique correspondante à toutes ces espèces, qui est à la fois source de richesse et potentiel d'adaptation.
Etat des lieux
- 1,75 millions d’espèces sont décrites sur un total estimé entre 5 et 30 millions 1,
- 15 600 espèces sont menacées d’extinction (25% des mammifères, 11% des oiseaux, 50% des tortues, 33% des amphibiens, 17% des espèces végétales connues),
- le nombre d’espèces menacées a augmenté de 40% entre 1996 et 2004.
Mais surtout, le risque de perte des potentialités des écosystèmes et de leur capacité d'adaptation au changement climatique est sous-estimé. La recherche doit contribuer à cette mise en lumière des services apportés par les écosystèmes.
En outre, et c'est la troisième raison, les démarches alternatives qui permettent de concilier les intérêts économiques, sociaux et écologiques restent insuffisantes, qu'il s'agisse de modifications des modes de vie ou de recours à de nouvelles technologies.
Pourtant le maintien de la biodiversité, et donc de la diversité génétique et des écosystèmes, est essentiel :
- elle accroît le potentiel adaptatif des espèces et des écosystèmes, notamment au changement climatique,
- elle consolide le fonctionnement des cycles majeurs : eau, sols…,
- elle est source de biens et de services (alimentation, santé).
Des pistes pour agir
Le soutien à la création ou à la sauvegarde d'aires protégées à très haute valeur biologique.
- dans les milieux insulaires et côtiers, (fort impact des éléments climatiques, forte dépendance pour les modes de vie des populations locales et également pour le tourisme),
- dans les forêts tropicales ou subtropicales (60 millions de personnes dépendent presque exclusivement des forêts pour assurer leur subsistance).
- Au travers de programmes intégrés qui articulent recherche scientifique et action de préservation des milieux naturels de ces espèces, y compris en oeuvrant avec les populations qui occupent ces milieux.
- En soutenant leurs bonnes pratiques sur la gestion de la biodiversité et sur l'impact de l'activité économique (industrie, agriculture, pêche…) sur la biodiversité,
- En valorisant les savoirs locaux.
- Par exemple en développant l’utilisation des végétaux dans les villes et l'habitat.
- sur la connaissance des espèces et des écosystèmes ,
- sur la valeur économique de la biodiversité,
- sur l'impact des activités humaines et du changement climatique sur les écosystèmes et la biodiversité,
- L'interdisciplinarité et le développement de la recherche en particulier dans les pays du Sud.
Par exemple en développant des programmes de recherche entre les différentes sciences de la vie :
- recherches en biologie moléculaire et recherches sur les écosystèmes,
- approche intégrée de l'impact des activités humaines (pêche, tourisme, transport maritime, habitat, traitement des déchets, changement climatique …) sur les écosystèmes marins.
- Biens et services fournis par la biodiversité,
- Développements technologiques à partir de la biodiversité (ingénierie écologique, biomimétisme, …),
- Biodiversité des zones urbaines (comment concevoir des villes pour mieux gérer la biodiversité ?).